Création et valeur et innovation après une levée de fonds : quels sont les challenges à relever en 2026 ?

L’INTERVIEW D’ALEXANDRE RISPAL, ASSOCIÉ ET OPERATING PARTNER CHEZ HEKZÉ

Quelles sont les clefs d’une gouvernance efficace pour exécuter un plan après une levée de fonds ?

Une gouvernance post-levée de fonds doit orchestrer rigueur stratégique et agilité opérationnelle, tout en évitant les pièges classiques de la dilution des responsabilités et de la dérive financière. Le socle repose sur trois piliers indissociables.

D’abord, la répartition claire des rôles s’impose comme une nécessité absolue. Le Conseil d’Administration, en tant qu’organe de supervision, doit se limiter à la validation des orientations majeures, levées de fonds, pivots stratégiques, nominations clés, tandis que les fondateurs et l’ExCom, organe exécutif, assument la mise en œuvre quotidienne. Cette séparation des prérogatives, formalisée dans un pacte d’actionnaires, permet d’éviter les conflits d’intérêts et les blocages décisionnels. L’expérience montre que les scale-ups qui réussissent sont celles où cette répartition est explicite et contractualisée, limitant ainsi les risques de paralysie organisationnelle.

Ensuite, l’instauration d’une culture de la performance doit se traduire par des objectifs mesurables, ambitieux et alignés. Les OKRs trimestriels, couplés à des KPIs de croissance (taux de conversion, LTV, CAC), doivent être au cœur de la gouvernance. Les équipes performantes sont celles dont les incentives sont directement corrélées aux résultats concrets, et non aux seuls revenus.*


Cette approche a fait ses preuves dans des scale-ups où l’alignement entre performance individuelle et succès collectif a permis de dépasser les objectifs initiaux tout en maintenant une discipline financière stricte.

Enfin, la maîtrise du cash flow est le troisième pilier. Un plan de trésorerie sur 18 à 36 mois, validé collectivement, doit intégrer des seuils d’alerte automatisés (runway < 12 mois, burn rate > 10 % du CA) et des revues mensuelles du burn rate. Les scale-ups qui échouent le font souvent pour avoir sous-estimé leur runway ou négligé la maîtrise des coûts. Une gouvernance efficace repose donc sur une transparence radicale, où chaque euro dépensé est justifié par une valeur ajoutée mesurable.

Quels sont les principales sources d’échec de gouvernance que vous avez observé et comment les éviter ?

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